Les éclipses

Publié le par Betty Faivre


L'éclipse solaire du 22 juillet 2009 est la 6e éclipse solaire totale (mais le 7e passage de l'ombre de la Lune sur Terre du XXIe siècle. C'était aussi la plus longue éclipse totale de ce siècle.
Cette éclipse fait partie de la série d'éclipses du saros 136 . Cette série a débuté le 14 juin 1360 et se terminera le 30 juillet 2622 et comprend 71 éclipses dont 44 totales.
C'est actuellement la série qui donne les éclipses les plus longues :
celle du 20 juin 1955, qui fut la plus longue de cette série et la plus longue du XXe siècle, avec 7 min 7,7 s ;
suivie de « l'éclipse du Concorde », le 30 juin 1973, avec 7 min 4 s ;
puis celle du 11 juillet 1991, de 6 min 53 s, qui passa au-dessus des observatoires du Mauna Kea ;
et enfin, 18 ans et 11 jours plus tard, celle du 22 juillet 2009, qui avec 6 min 39 s est la plus longue du XXIe siècle.
Les suivantes auront une durée maximale décroissante, comme celle du 2 août 2027 avec 6 min 23 s. La prochaine éclipse plus longue que celle du 22 juillet 2009, aura lieu le 13 juin 2132, et fera partie de la série du saros 139 , qui donnera les éclipses les plus longues (en surpassant celles du saros 136) à partir de la fin du XXIe siècle, et ensuite produira les éclipses les plus longues de toute l'Histoire, environ un siècle après, vers la fin du XXIIe siècle !
Une éclipse solaire se produit lorsque la Lune passe entre le Soleil et la Terre, occultant totalement ou partiellement l'image du Soleil depuis la Terre. Cette configuration peut se produire uniquement durant la nouvelle Lune, quand le Soleil et la Lune sont en conjonction par rapport à la Terre.

Dans des époques reculées, mais aussi dans certaines cultures actuelles, il est attribué aux éclipses solaires des propriétés mythiques. Les éclipses solaires peuvent être effrayantes pour des personnes ignorant la nature relativement inoffensive de ce phénomène astronomique. En effet, le Soleil disparait soudainement au milieu de la journée et le ciel s'obscurcit en quelques minutes.

Les éclipses totales de Soleil sont des évènements très rares quel que soit le lieu sur Terre car la totalité est observée uniquement sur une bande étroite qui correspond au passage de l'ombre portée de la Lune sur la surface terrestre. Une éclipse totale solaire est un phénomène naturel spectaculaire et de nombreuses personnes envisagent de voyager pour assister à ce type d'évènement, ce sont les « chasseurs d'éclipses ».


L'éclipse totale de 1999 en Europe, est (encore !)considérée comme l'éclipse qui eut le plus d'observateurs de l'histoire humaine, ce qui a permis d'augmenter l'information du public sur cette curiosité.

Il existe 4 types d'éclipses solaires :

Une éclipse totale se produit lorsque le Soleil est complètement occulté par la Lune. Le disque solaire intensément lumineux est remplacé par la sombre silhouette lunaire, et la majeure partie de la couronne solaire est visible (voir l'image plus haut). Durant toute éclipse, la totalité est observable uniquement sur une bonne partie de l'étroit parcours de l'ombre sur la surface de la Terre.






Une éclipse annulaire se produit quand le Soleil et la Lune sont parfaitement alignés (c'est aussi une éclipse « centrale »), mais la taille apparente de la Lune est légèrement inférieure à celle du Soleil. C'est-à-dire que le Soleil apparait comme un anneau très brillant entourant le disque lunaire.







Une éclipse hybride est l'état intermédiaire entre une éclipse totale et une éclipse annulaire. C'est une sorte de mélange, ou de transition, entre les 2. Si en certains points géographiques terrestres elle est annulaire : au début et/ou à la fin du parcours, où la distance surface terrestre - Lune est plus longue d'un rayon terrestre ; sur le reste du parcours, où la distance surface terrestre - Lune est plus courte, elle est totale.
Les éclipses hybrides sont assez rares :
À notre époque, la dernière eu lieu le 8 avril 2005 et la prochaine aura lieu le 3 novembre 2013. Avant la première du XXIe siècle, il y eu une paire d'hybrides à la fin du XXe siècle : celle des 3 octobre 1986 et 29 mars 1987  ; un « duo » encore plus rare !


Une éclipse partielle se produit lorsque le Soleil et la Lune ne sont pas parfaitement alignés, et lorsque la Lune n'occulte qu'en partie le Soleil. Ce phénomène peut être généralement observé sur une grande partie de la Terre en dehors de la bande d'ombre d'une éclipse totale ou d'une éclipse annulaire.


La distance entre le Soleil et la Terre est 400 fois plus grande que celle entre la Lune et la Terre. Le diamètre du Soleil est 400 fois plus grand que celui de la Lune. Puisque ces rapports sont approximativement les mêmes, les tailles apparentes (depuis la Terre) du Soleil et de la Lune sont approximativement identiques : ~0,5 degré (~30') d'arc angulaire.


Parce que l'orbite de la Lune autour de la Terre est une ellipse, et tout comme l'est l'orbite terrestre autour du Soleil, les tailles apparentes du Soleil et de la Lune sont variables.

La magnitude d'une éclipse est le rapport de la taille apparente de la Lune divisée par celle du Soleil pendant l'éclipse. Une éclipse, quand la Lune avoisine sa distance la plus éloignée par rapport à la Terre (c'est-à-dire, son apogée), peut être uniquement annulaire car la Lune parait alors plus petite que le Soleil ; la magnitude d'une éclipse annulaire est inférieure à 1.


Il y a généralement un peu plus d'éclipses annulaires que d'éclipses totales car, en moyenne, la Lune est située trop loin de la Terre pour masquer complètement le Soleil. Une éclipse hybride se produit quand la magnitude de l'éclipse est très proche de 1 : l'éclipse deviendra totale en certains endroits sur Terre et annulaire en d'autres.


L'orbite de la Terre autour du Soleil est aussi elliptique, donc la distance qui sépare la Terre du Soleil varie suivant l'année. Ceci influe sur la taille apparente du Soleil, mais pas autant que la variation de la distance Terre-Lune. Lorsque la Terre approche sa distance la plus éloignée par rapport au Soleil (l'aphélie) en juillet, ceci tend à favoriser les éclipses totales. Quand la Terre approche sa plus proche distance du Soleil (le périhélie) en janvier, ceci tend à favoriser les éclipses annulaires.


Les éclipses historiques


L'éclipse solaire du 15 juin 763 av. J.-C. mentionnée dans un texte Assyrien est importante pour la chronologie de l'antique Proche-Orient. Connue aussi sous le nom de l'éclipse de Bûr-Sagalé, c'est la première éclipse solaire mentionnée par des sources historiques qui a été identifiée avec succès.

Hérodote signale dans ses écrits que Thalès de Milet avait prédit une éclipse qui s'est produite durant une bataille entre les Mèdes et les Lydiens. Les soldats des deux camps jetèrent leurs armes et proclamèrent la paix à la suite de ce phénomène. Mais il faut se garder d'accepter à la lettre tout ce que dit Hérodote (cf supra Prédictions).


Une liste des éclipses de Soleil les plus fiables décrites dans les Annales et classées d'après leur SAROS est disponible sous : VLA's Canon of Observed Ancient Solar Eclipses

Publié dans Histoire et histoires

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