1er novembre

Publié le par Betty Faivre

Les fêtes du jour

St-Austremoine, St-Césaire
St-Floribert, St-Genès de Lyon, St-Ludre , St-Marcel de Paris
St-Mathurin, Toussaint (tous les saints), St-Vigor


Le dicton du jour

Vent de Toussaint,
Terreur de marin


1 novembre 1952
Explosion de la première bombe H


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Les Etats-Unis testent pour la première fois la bombe thermonucléaire. Elle est baptisée "Mike". Elle explose sur l'atoll d'Eniwetok près des îles Marshall dans le Pacifique. 1000 fois plus puissante que la bombe atomique lancée sur Hiroshima, "Mike" ne laissera plus rien de l'îlot après son explosion.


1 novembre 1954
Début de l'insurrection en Algérie


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Les indépendantistes algériens emmenés par le tout jeune parti indépendantiste le FLN (Front de Libération National), décident d'entamer la lutte armée contre l'occupant français. Une dizaine d'attentats sont perpétrés partout en Algérie. En France, l'événement à peu de retentissement, pourtant c'est le début d'une guerre de décolonisation qui durera huit années.


1 novembre 1992
Entrée en vigeur de la Loi Evin


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La loi 91-32 du 10 janvier 1991, dite Loi Evin entre en application. Elle interdit de fumer dans tous les lieux "couverts et fermés affectés à un usage collectif."

1 novembre 2004

L'ourse Cannelle est abattue dans les Pyrénées


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Alors que depuis 25 ans la France est censée protéger l’ours brun après avoir ratifié la Convention de Berne, la survie de l’animal dans les Pyrénées s’avère compliquée. Au cours d’une battue au sanglier, la dernière ourse originaire des Pyrénées est tuée par un chasseur. Malgré les différentes tentatives de l’Etat pour permettre à l’animal de se ré-attribuer son environnement, les oppositions sur le terrain et les conflits avec une partie des bergers ne permettent pas de maintenir une population stable et suffisante. La présence d’ours dans les Pyrénées est désormais assurée par les animaux slovènes introduit en 1996 et 1997.

1er novembre 2007
Décès de Paul Tibbets

Hiroshima : le pilote qui a largué la bombe est mort

Paul Warfield Tibbets, décédé jeudi 1er novembre 2007 à l’âge de 92 ans, n’avait jamais exprimé de regrets.

Le pilote qui avait largué la bombe sur Hiroshima, est mort jeudi, à l’âge de 92 ans. Il s’appelait Paul Warfield Tibbets Jr. Le 6 août 1945, il avait largué une bombe atomique qui entraîna la mort de quelque 100 000 personnes et en blessa beaucoup d’autres. C’était la première fois qu’une bombe atomique était utilisée en temps de guerre.


Il n’a jamais exprimé de regrets : « Nous n’étions pas indifférents, mais il fallait passer outre cela. Nous savions que cela allait tuer des gens, mais ma priorité était de faire le meilleur travail possible pour mettre fin à la guerre le plus vite possible ». « Je dors bien toutes les nuits, avait-il ajouté. Il s’agissait, à ses yeux, de faire son «devoir patriotique». Il n’avait que trente ans lorsqu’il décolla avec ses onze membres d’équipage d’une base américaine, avec son bombardier Enola Gay, du nom de sa mère.

Il est décédé à Columbus, dans l'Ohio. Il souffrait de nombreux problèmes de santé, son état s'était détérioré ces deux derniers mois. Avant son décès, il a fait savoir qu’il ne voulait ni funérailles ni pierre tombale, par peur de déclencher des manifestations de protestations

Paul Tibbets en 2003.


Paul Tibbets était bien sûr revenu à plusieurs reprises sur sa mission, au cours des années qui suivirent. Il avait ainsi déclaré que « si Dante s'était trouvé avec nous

dans l'avion, il aurait été terrifié (..) La ville que nous avions vu si clairement dans la lumière du jour était maintenant recouverte d'une horrible salissure. Tout avait

disparu sous cette effrayante couverture de fumée et de feu ». À l'occasion du 60e anniversaire de l'attaque sur Hiroshima, Paul Tibbets avait déclaré au journal

Colombus Dispatch : « Nous avions des sentiments mais nous devions passer outre. Nous savions que cette bombe allait faire de très nombreuses victimes. Mais

mon unique objectif était de faire mon travail du mieux possible afin de finir la guerre et les tueries le plus vite possible ». Il avait par ailleurs indiqué à plusieurs

reprises ne pas regretter cette mission qui, selon lui, relevait du devoir patriotique : « je ne suis pas fier d'avoir tué 80.000 personnes mais je suis fier d'être parti de

rien, d'avoir préparé ce vol et d'avoir parfaitement conduit cette mission ».
« Vous devez comprendre la situation de l'époque. Nous étions en guerre (...) Dans ce cas, on utilise tout ce dont on dispose (...) Je n'ai aucun mal à m'endormir tous  les soirs » avait-il ajouté lors d'une interview en 1975.

Gerry Newhouse, un ami de longue date, a indiqué que Paul Tibbets n'a souhaité ni obsèques ni pierre tombale pour son inhumation, craignant que sa sépulture ne

devienne pour ses détracteurs un lieu de manifestations.


Publié dans Ce jour-là

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